Considérations sur le temps

On pourrait dire une infinité de choses sur le temps, car le temps n’est pas un détail du monde, mais l’un des éléments constitutifs de la réalité et de l’existence, avec l’espace, l’énergie, la masse et l’information, qui sont tous inextricablement liés, dans le sens que chacun ne pourrait exister sans les autres.

Mais j’essaierai surtout de parler d’un aspect particulier du temps, qui est l’aspect psychologique, où le passé, le présent et l’avenir jouent des rôles très précis et importants, et où le passé, bien que déjà passé, ainsi que l’avenir, bien que non encore présent, jouent un rôle actif, au sens psychodynamique, dans le présent.

Je veux dire qu’à chaque instant, nous sommes motivés non seulement par ce que nous percevons ici et maintenant, mais aussi par notre mémoire du passé et notre imagination du futur.

C’est pour cette raison que, à mon avis, nous devons prendre soin non seulement du présent, mais aussi de notre passé et de notre avenir, en ce sens que nous devons nous assurer que notre idée du passé, ainsi que notre imagination de l’avenir soient saines, correctes, équilibrées, réalistes, utiles, productives dans le sens de la satisfaction de nos besoins et désirs et de ceux des autres.

Dans le matériel joint à l’annonce de ce café philo, j’ai trouvé particulièrement intéressant le discours sur l’opportunité de ralentir le rythme de notre vie moderne. Je pense que c’est un bon conseil, relativement facile à suivre dans la gestion du temps libre, mais difficile à suivre sur le lieu de travail, où le rythme est imposé par l’employeur comme un élément de productivité et donc de compétitivité de l’entreprise.

Cependant, je ne crois pas que nous puissions décélérer à volonté, car la vitesse excessive de notre vie est un symptôme, la conséquence d’une cause qu’il faut coprendre et éventuellement modifier. Agir uniquement sur le symptôme pourrait s’avérer contre-productif ou inefficace.

Si aujourd’hui nous vivons beaucoup plus vite, plus frénétiquement, c’est aussi parce que la technologie nous offre beaucoup plus d’options que par le passé et que nous voudrions en essayer le plus possible, de peur de perdre quelque chose d’important. C’est ce que l’on appelle FOMO en anglais.

Je pense que le remède à l’anxiété causée par ce choix croissant est de se concentrer sur ce qui est le plus important et de négliger le reste, après avoir établi, et ce n’est pas facile, ce qui est le plus important pour nous. Pour conclure, je dirais que l’important est de comprendre ce qui est important.

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